Review : Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme, de Stefan Zweig

Hello ! Nouvelle review sur un roman de Stefan Zweig : Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme, qu’un prof m’a conseillé, alors c’est parti !

Le résumé : « Scandale dans une pension de famille « comme il faut, » sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un de ses clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée…
Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimé chez la fugitive. »

Mon avis : Je ne regrette pas du tout d’avoir lu Vingt-quatre heures ! Bien que ce soit encore un roman très court, on n’en est pas moins captivé. Dès le début, j’ai trouvé une petite ambiance Downton Abbey plutôt sympathique : les personnages sont décrits très brièvement, mais de façon efficace, on voit tout de suite le tempérament de chacun, et j’ai tout de suite été émue par l’anglaise tellement délicate, raffinée et discrète. Avec sa pudeur et son affabilité à toute épreuve, je crois qu’on est obligé de s’attacher à elle.

Et justement, c’est cette anglaise qui nous raconte ici son histoire, ces « vingt-quatre heures » qui ont changé sa vie. Elle, si respectable, si habituée à respecter les bonnes mœurs, raconte cette rencontre qui allait impacter toute sa vie. Toutefois, pas de passion malsaine et avilissante, on reste dans des émotions très pures, la terrible noblesse d’une femme abusée par ce tout jeune homme qui l’a fascinée dès le premier regard, celui qu’elle rencontre dans un casino, l’accro aux jeux qu’elle est persuadée de pouvoir sauver, à n’importe quelle prix.

Au-delà de l’histoire, on a des réflexions sur la puissance de la conscience, cette conscience qui ne laisse aucun repos à notre anglaise, et comme dans Le joueur d’échecs, on retrouve cet intérêt pour la folie, l’addiction, le désespoir. Ce sont vraiment des thèmes qui me passionnent, alors je les ai trouvés très intéressants dans Vingt-quatre heures !

Mais ce qui rend vraiment ce livre merveilleux, encore une fois, ce sont les sentiments : ceux de l’anglaise, évidemment, dépeints avec une justesse très sensible, son hésitation timide, la grâce qui émane d’elle, son mal-être presque palpable lorsqu’elle raconte son histoire, mais aussi ceux du narrateur, dans le début du livre, sa compassion pour Mme Henriette, ou encore la détresse du mari qui, en apprenant la fuite de sa femme, laisse échapper un cri rauque, celui « d’un homme qui n’a jamais pleuré avant ». Bref, j’ai adoré toute l’histoire, et j’ai achevé le livre avec une sorte de faim dévorante, complètement prise par l’histoire. J’étais vraiment très émue par l’anglaise. Cette femme, c’est une reine.

Ma note : 20/20

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