Review : La citadelle des Ombres, de Robin Hobb

Hellooo ! Je reviens avec un peu de retard vous parler de La Citadelle des Ombres, de Robin Hobb. Il s’agit de l’intégrale 1 de la série L’Assassin Royal, comprenant : L‘Apprenti Assassin, L’Assassin du Roi et La Nef du Crépuscule. Cette intégrale est publiée chez Pygmalion et fait environ 1100 pages (un bon pavé). Voici donc ce que j’en ai pensé !

Le résumé : « Au royaume des Six-Duchés, dans l’inquiétant décor d’une forteresse battue par les vents et les flots, Fitz, un jeune garçon issu d’une lignée royale, fait à la cour le rude apprentissage de la vie. Un maître d’écurie, étrange et bourru, lui prodigue conseils et affection ; un vieux sage, isolé au sommet d’une tour, l’initie à la délicate perception du Bien et du Mal ; des molosses qui l’ont adopté lui apportent réconfort et protection. Commence alors pour le jeune homme un long voyage initiatique semé d’embûches et de trahisons. Un voyage sans retour au bout de l’angoisse, de l’amour, de la désespérance. Confronté aux cruelles exigences de la loyauté, existe-t-il pour lui une autre voie que celle du sacrifice ? »

Mon avis : Il s’agit donc d’un coup de coeur pour moi ! J’ai adoré l’univers extrêmement riche et complexe. Les Six Duchés sont bien creusés, on retrouve un peu l’atmosphère de Skyrim ou de GoT (très héroïc fantasy, donc), les descriptions sont bien amenées sans être trop encombrantes, et je me suis plongée sans difficulté dans les différents royaumes. CastelCerf a une ambiance toute particulière, assez chaleureuse, je m’y suis vite sentie « chez moi », ahah, mais les Montagnes étaient tops aussi, avec toutes leurs couleurs ! Mention spéciale aussi pour l’Art et le Vif, deux formes de magie très bien exploitées qui permettent en gros de partager ses pensées avec les hommes, ou avec les animaux (les deux magies établissent des liens, et on sent qu’elles permettent de faire plus : j’ai surtout adoré le Vif, parce que parler aux animaux, c’est un peu un rêve de gosse, alors j’envie complètement Fitz). Ensuite, il y a tout le côté « traditions » qui aide aussi à entrer dans l’univers ; les nobles qui ont pour nom un adjectif qui doit guider leur vie, les personnes endeuillées qui se coupent les cheveux… Ce sont tous ces petits détails qui donnent l’impression d’être dans l’histoire.

Les personnages ne sont évidemment pas en reste : Burrich, le maître d’écuries, m’a beaucoup plu, je le trouve très attachant et aussi crédible qu’une vraie personne, il est MEGA TOP. Fitz, le personnage principal, est super aussi : sa formation d’apprenti Assassin est passionnante, il reste humain mais en même temps, on sort du « oh mon dieu tuer c’est mal » : il n’est pas innocent, il réfléchit, il est posé, je me suis bien attachée à lui (et à Umbre, son maître très secret). Je vous parle de mes préférés, mais il y en a beaucoup plus et tous m’ont beaucoup plu parce qu’ils ont tous un caractère propre, un rôle dans l’histoire, et ils sont tous développés au fur et à mesure des tomes : Royal, Vérité, Kettrincken, Molly, Subtil, Pognes, les Pirates Rouges et… Le Fou. Sans doute un de mes persos préférés aussi, il est atypique, original, sensible, très ironique et tellement gentil et coloré en même temps, je vous jure, on ne peut que l’aimer ! En fait, je pourrais vous faire un paragraphe argumenté sur les raisons d’aimer chaque personnage, donc faites-moi confiance, ils envoient du bois.

Et bien sûr, puisqu’on a une magie qui tisse des liens avec les animaux, on a des animaux : ils m’ont tous emballée, je trouve que c’est un des points forts de cet univers : les animaux sont tous très attachants, très mignons, avec leur conception décalé du monde : ils jouent un grand rôle dans l’histoire. Aussi bien Oeil-de-Nuit, le loup lié à Fitz, que Suie, la jument paisible, ou Fouinot, le petit chiot excessivement adorable qui m’a brisé le coeur à un moment…

Concernant l’intrigue, j’avais entendu beaucoup de reviews qui disaient que l’histoire prend du temps à se mettre en place. Pour ma part, ça ne m’a pas gênée, je préfère avoir du temps pour bien rentrer dans l’histoire et je n’ai pas besoin de retournements de situation toutes les deux pages. La Citadelle des Ombres a un charme différent mais tout aussi addictif : on sent que quelque chose se trame dans l’ombre, alors on veut essayer de découvrir quoi, mais finalement, on ne trouve qu’aux dernières pages, en même temps que Fitz, lors des grands bouleversements. Le reste des tomes, c’est beaucoup de l’apprentissage, de la mise en place de personnages, d’intrigues, du développement autour de certains persos, qui n’ennuient pas pour autant. J’ai trouvé l’intrigue vraiment top, et j’ai hâte de lire la suite !

Ma note : 20/20

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