Review : Le temps des miracles, d’Anne-Laure Bondoux

Hello ! Récemment, j’ai lu Le temps des miracles, d’Anne-Laure Bondoux, publié aux éditions Bayard, qui a été une assez bonne lecture. Enjoy !

Le résumé : « Lorsque les douaniers m’ont trouvé, tapi au fond d’un camion à la frontière française, j’avais douze ans et j’étais seul. Je n’arrêtais pas de répéter : jemapèlblèzfortunéjesuicitoyende-
-larépubliquedefrancecélapurvérité ». Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j’étais venu du Caucase jusqu’ici, dans le pays des droits de l’homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j’avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s’était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j’avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j’ai toujours gardé l’espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui avait le don d’enchanter ma vie. »

Mon avis : J’ai bien aimé Le temps des miracles ! Le livre se lit vite et aborde bien la difficulté du voyage des immigrants. On suit un jeune Caucasien, Koumaïl, et sa mère adoptive, Gloria, pendant leur périple vers la France. L’histoire est racontée à travers Koumaïl qui découvre le monde pendant ce voyage. J’ai beaucoup aimé cet aspect qui permet d’aborder les événements graves avec un côté décalé et original. Koumaïl est très attachant, il voit le monde avec une innocence qui fait parfois du bien et découvre l’amitié, l’amour, les bonheurs et malheurs de la vie grâce aux personnes qu’il rencontre.

Le voyage m’a beaucoup plu, parce qu’il est abordé comme une expérience : on y voit la difficulté, le désespoir et la fatigue des migrants obligés de fuir la guerre, mais il montre aussi les astuces que Gloria et Koumaïl développent pour survivre, les choses qu’ils apprennent. On rencontre aussi toutes sortes de personnages qu’on ne voit pas habituellement : tsiganes, routiers, autres immigrants qui se croisent, qui s’accrochent et qui se quittent. Tout le livre est toujours en mouvement. Le thème de l’immigration est surtout vu à travers les yeux des enfants, pour rendre ce sujet complexe abordable à un public jeune : les amis de Koumaïl se confient aussi sur leur propre voyage, leurs espoirs, leurs craintes…

Le temps des miracles m’a donc beaucoup plu parce qu’il présente les migrants comme des gens. Des gens qui souffrent (famine, maladie, épuisement, mauvaises rencontres), mais qui ont tout de même des instants de grâce lorsqu’ils se retrouvent tous autour d’un feu de camp ou dans un immeuble transformé en refuge improvisé. C’est un livre qui évoque la guerre, la mort et l’immigration sans céder au désespoir : Gloria et Koumaïl veulent continuer à avancer à tout prix et ne jamais oublier que la vie est belle et qu’un jour, la guerre s’arrêtera. Je les ai trouvés très courageux, surtout Gloria, et vraiment émouvants.

Le miracle, c’est aussi celui de l’amour, quand on voit tout ce à quoi Gloria est prête pour protéger son enfant et lui garantir un bel avenir. J’ai adoré ce personnage, sa force et son altruisme, son courage pour avancer malgré un passé qu’elle traîne sans être capable d’en parler, tout ce qu’elle a dû subir, quitter.

Bref, Le temps des miracles est un roman jeunesse court mais intense, qui retrace les difficultés terribles de l’immigration, tout en portant attention aux petits détails et en gardant un coin de tendresse et de rêve dans la tête. A lire !

Ma note : 18/20

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