Review : Phobos 4, de Victor Dixen

Hellooo !! En cette fin de semaine, et à la veille du Salon du Livre de Montreuil (comment ça, je le case partout ?), je reviens vous parler du dernier tome de la série Phobos, de Victor Dixen, chez la Collection R ! Est-ce que ce tome est à la hauteur des précédents ? Comment retrouve-t-on nos pionniers ? Venez le découvrir ! 🙂

(Cet article contient des spoilers, ne le lisez pas si vous n’avez pas lu la série jusqu’au moins au tome 3 (tome Origines inclus) ! Si vous n’êtes qu’au début de la série, voici les reviews plus anciennes : Phobos 1, Phobos 2, Phobos 3, Phobos Origines)

Le résumé : « Lancement des chaînes des pionniers dans

3 secondes…

2 secondes…

1 seconde…

Ils peinent à reprendre leurs marques.

Ils sont les rescapés du programme Genesis. Exilés sur Mars, ils ont traversé un désert de solitude. De retour sur Terre, ils sont emportés par un tourbillon de célébrité.

Elle peine à reprendre son souffle.

Obsédée par des questions sans réponse, Léonor refuse les honneurs et les caméras. Le danger planant sur la planète bleue est-il vaincu pour toujours ? Les secrets hantant la planète rouge sont-ils enfouis à jamais ? Et si, d’un bout à l’autre du système solaire, tout pouvait basculer à nouveau ?

Même si l’angoisse mène au bord de l’asphyxie, il est trop tôt pour respirer. »

Mon avis : Avant même sa sortie, j’avais hâte de lire Phobos 4 ! La couverture dévoilée par la Collection R, de Larry Rostant, est absolument magnifique et s’inscrit dans le design des précédentes, mais je crois que des quatre (sans compter Origines), c’est celle-là que je préfère. Le visage et les cheveux de Léonor sont sublimes !

J’avais également envie de lire Phobos 4 parce que je suis une grande fan depuis que j’ai commencé la série, et ce tome est, selon moi, le meilleur point d’orgue que pouvait avoir Phobos. Dans le tome 3, j’avais un peu regretté quelques petites longueurs : rien de tout ça ici, on sent que l’écriture et l’intrigue sont maîtrisées du début à la fin. Les événements s’enchaînent, à tel point qu’on ne sait plus où donner de la tête ! Je me suis sentie aussi étourdie que les pionniers qui retrouvent la Terre après trois ans d’absence. Sur Terre, de nouveaux défis les attendent : la mutation D66 se répand de plus en plus, le réchauffement climatique crée des problèmes de migration, Serena n’a toujours pas été capturée… Et les pionniers se trouvent pris au cœur de tous ces problèmes : entre envie d’émancipation, de pouvoir enfin réaliser leurs rêves, et nécessité de faire face à tous les nouveaux challenges de la Terre (sans compter le bébé de Kirsten qui semble poser de graves problèmes, l’Aranha qui a juré la mort de Mozart, et les nombreux sceptiques quant à la culpabilité de Serena), les pionniers vont devoir être plus unis que jamais !

Phobos 4 est davantage centré sur Léonor. Les autres pionniers ont aussi leurs aventures, ce qui permet de continuer à savoir le destin de chacun et leur capacité à se réadapter à la vie terrienne, mais l’intrigue principale reste celle de Léonor. Celle-ci est bien plus perdue que les autres : aucun rêve particulier ne l’attend sur Terre, elle se trouve accusée par de nombreux spectateurs de mensonge sur la culpabilité de Serena, et Phoebe Delville, ancienne amante de Marcus, semble avoir juré sa perte et lui fait enchaîner les procès… Sans compter que Leonor, en tant que chef de groupe, doit avoir la tête partout. Aura-t-elle tout de même le temps de retrouver la trace de ses parents, dont elle ignore tout ?

Bref, comme vous pouvez le voir, les intrigues sont encore plus nombreuses et mêlées les unes aux autres que dans tous les autres tomes ! On ne s’ennuie pas un instant en lisant, j’ai été happée dès les premières pages ! Et puis, bien sûr, on retrouve le style de Victor Dixen : sensible, drôle, et intelligent (toujours les données scientifiques sur Mars qui viennent susciter aussi de l’intérêt !).

Dans Phobos 4, Victor Dixen s’est vraiment approprié Mars, et ce n’est pas parce que les pionniers sont de retour sur Terre que tout est fini avec cette planète ! J’ai trouvé qu’elle restait bien présente. Surtout qu’il y a toujours la mystérieuse disparition de Kenji vers Eux… En parlant de Kenji, un rôle un peu plus important est accordé ici à la secte dont il fait partie, et j’ai adoré ces passages, la secte est vraiment une belle trouvaille de l’auteur.

Quant à la fin…elle sort complètement de tout ce à quoi on pourrait s’attendre. La série finit dans un déluge de révélations, d’émotions et de suspense qui nous montrent que les moindres détails étaient prévus depuis le début de la série, et ça, c’est vraiment ce que j’ai trouvé de plus brillant dans Phobos ! Tout est logique, et pourtant, on ne voit rien venir. Le lecteur est surpris et ému jusqu’à la fin. Celle-ci est d’ailleurs assez ouverte et nous laisse imaginer plein de choses, ce que j’ai adoré : la fin est un commencement, c’est très beau.

Concernant les messages véhiculés, on voyait depuis le tome 3 une envie de faire de Phobos une série plus sombre, plus concernée par les problèmes actuels. C’est encore accentué dans Phobos 4, bien sûr : on a un petit aperçu de ce que notre planète pourrait devenir si on continue sur la voie du gaspillage, de la pollution et de l’individualisme. Les conséquences climatiques de la Terre de Phobos sont les véritables menaces auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui : le risque de montée des eaux, les réfugiés climatiques dont personne ne veut, tout nous invite à réfléchir, à travers la fiction, sur notre comportement vis à vis de notre planète, avant d’aller explorer les autres. Phobos 4 donne envie d’agir pour faire changer les choses avant qu’il ne soit trop tard.

On trouve aussi une critique, je crois, de l’utilisation d’internet faite par certains : Victor Dixen dénonce le comportement dangereux des négationnistes, des conspirationnistes, de ceux qui imaginent que les personnalités publiques ont des comptes à leur rendre, les haters, les trolls, et leur impact sur le mental d’une personne. Il montre comme certains sont capables d’être violents, tranchés et injurieux dans leurs propos, sous couvert d’anonymat. Tous les commentaires sont très bien restitués, et cela crée aussi un dynamisme dans la lecture, avec le jeu des points de vue, et les différents types de narration.

Bref, que du positif pour ce dernier tome de la magnifique série Phobos, qui aura été un coup de cœur jusqu’au bout ! Je regrette même un peu que ce soit fini, il me semble que l’histoire pourrait encore continuer pendant de nombreux tomes, tellement elle est riche. Mais bon… Il va falloir trouver autre chose ! 🙂

Ma note : 20/20

Mais si vous voulez prolonger votre immersion dans l’univers, pour pouvez aller faire un tour ici…;)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *