Mes cinq classiques préférés !

Bonjour, peuple d’internet. Que vous soyez un féru de littérature classique ou que vous n’en cherchiez que quelques-uns pas trop barbants, vous avez frappé à la bonne porte ! Aujourd’hui, en attendant la review de Six of Crows, je vous présente les romans classiques que j’ai le plus appréciés, c’est parti :

1- Rebecca, de Daphne du Maurier

Résumé : La narratrice, une jeune dame de compagnie, fait la rencontre du taciturne Maxim de Winter, qui lui propose très rapidement de l’épouser. Amoureuse, fraîchement mariée à un homme riche, la narratrice a tout pour être heureuse lorsqu’elle arrive à Manderley, la demeure De Winter. Pourtant, son existence tourne vite au cauchemar : Maxim de Winter a eu une première femme décédée, Rebecca dont la présence se fait encore sentir : les domestiques adulent encore Rebecca, le voisinage compare aussitôt la narratrice au fantôme de Rebecca, et l’angoissante gouvernante, Mrs Danvers, semble jouer avec la nouvelle Mrs De Winter en lui faisant voir les affaires de Rebecca, encore dans la maison, en lui faisant sentir son infériorité et en parlant avec une passion trouble de son ancienne maîtresse. Quant à Maxim de Winter, revenir à Manderley semble l’avoir plongé dans une profonde mélancolie…
Mon avis : J’ai adoré Rebecca ! Je crois que c’est vraiment mon classique préféré : ce n’est pas un roman d’amour, mais plutôt un roman psychologique très sombre, qui explore la jalousie, la rancœur et la passion, jusqu’à la folie. Plusieurs points sont originaux : l’héroïne n’a pas de nom, comme si elle était déjà effacée par le fantôme de Rebecca, comme si elle ne comptait pas vraiment (son impression pendant une bonne partie du livre). A l’inverse, le fantôme de Rebecca devient omniprésent, on la sent dans chaque pièce de Manderley. Enfin, la demeure est décrite comme un personnage, on ne peut qu’être fasciné par la beauté et l’étrangeté de Manderley.

2- Les Misérables, de Victor Hugo

Le résumé : Jean Valjean, libéré du bagne après dix-neuf ans de travaux forcés, n’a d’abord qu’une idée : se venger de la société qui lui a infligé son châtiment. Les Misérables est le récit de son retour vers la lumière, malgré les tentations qui jalonnent son parcours. Après avoir été aidé par monseigneur Bienvenue, il décide de redevenir quelqu’un de respectable : il disparaît pour réapparaître quelques années plus tard, devenu M. Madeleine, maire de Montreuil, aimé et respecté. La vie semble lui avoir enfin souri, quand il apprend qu’un pauvre homme va être envoyé au bagne à sa place. En même temps, une de ses anciennes employées mourante, Fantine, le supplie d’aller chercher sa fille, Cosette. Pour éviter le bagne à l’innocent, Jean Valjean n’a plus le choix : il doit révéler son identité, avant de se remettre en fuite avec Cosette. Mais l’inspecteur Javert, convaincu d’incarner le Bien face au Mal, est décidé à les poursuivre. 
Mon avis : J’aime beaucoup les romans-fleuves comme Les Misérables, qui retracent la société de l’époque et en profitent pour s’engager contre la peine de mort et prôner des valeurs humaines telles que l’amour, l’amitié, et la grandeur des âmes. Les personnages sont tous empreints de noblesse, et on lit les Misérables comme on lirait un roman d’aventures actuel, grâce au rythme soutenu de l’intrigue. J’ai surtout aimé Eponine et les Thénardier, ainsi que Gavroche, évidemment !

3- Tistou les pouces verts, de Maurice Druon

Le résumé : « Tistou est un petit garçon qui n’admet pas que les grandes personnes lui expliquent le monde à l’aide d’idées toutes faites. Et comme il ouvre –c’est la vertu essentielle de l’enfance– un œil neuf sur les êtres et sur les choses, il met souvent en déroute le raisonnement des grandes personnes qui ont le jugement faussé par les lunettes de l’habitude. Tistou vit heureux dans la Maison-qui-brille, avec Monsieur Père et Madame Mère, ses parents riches et beaux, et son poney Gymnastique. Le petit garçon est renvoyé de l’école parce qu’il s’y endort… Mais Tistou a un don : il a eu la chance de naître avec le pouvoir magique de changer le monde de la plus belle façon qui soit, avec les fleurs. Même la guerre n’y résistera pas… ni la fabrique de canons de Monsieur Père! »
Mon avis : Tistou les pouces verts est un roman très doux, très tendre, qui fait tout de même réfléchir sur les idées toutes faites que l’on croise au quotidien : l’ordre, la prison, la guerre… Grâce à l’innocence de Tistou, garçon délicat et tourné vers les autres, Maurice Druon fait réfléchir sur un monde meilleur. On peut lire ce roman très jeune, mais ensuite, il se laisse relire toute la vie, avec toujours le même plaisir !

4- Le Rouge et le Noir, de Stendhal

Le résumé : « Fils de charpentier, Julien Sorel est trop sensible et trop ambitieux pour suivre la carrière familiale dans la scierie d’une petite ville de province. En secret, il nourrit une fascination pour Bonaparte et ses mémoires compilés dans Mémorial de Saint-Hélène de Las Cases. Il rêve d’une ascension similaire à celle de l’empereur.
Julien trouve une place de précepteur dans la maison du maire, Monsieur de Rénal, et noue une relation interdite avec son épouse. Chassé lorsque cette idylle est découverte, il rentre au séminaire de Besançon. Avant peu, il monte à Paris et devient le secrétaire du Marquis de la Mole, dont il séduira la fille Mathilde. Jusqu’au bout, Julien Sorel verra son ambition contrecarrée par ses sentiments, qui le conduiront à sa perte. »
Mon avis : Encore un roman-fleuve, mais qui en vaut le coup ! Stendhal a un style magnifique, et le personnage de Julien Sorel est attachant. J’ai beaucoup suivi ses efforts pour s’élever dans la société, ainsi que son aventure avec Mme de Rênal. Celle-ci est mon deuxième personnage préféré, j’aimais beaucoup sa délicatesse, sa beauté, et j’ai adoré la voir lutter contre ses sentiments !

5- Emma, de Jane Austen

 
Le résumé : « Orpheline de mère, seule auprès d’un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s’est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu’elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s’est-elle pas attribué un rôle qui n’est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des cœurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu’elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes. »
Mon avis : J’ai adoré Emma ! Pour moi, ce livre est encore meilleur qu’Orgueil et Préjugés : plus long, il dépeint toute une société, avec l’ironie mordante de Jane Austen. Pendant les trois quarts du livre, elle laisse Emma jouer à l’apprenti sorcier avec les cœurs des habitants de son village, et ensuite, elle intervient, enseigne à Emma quelques leçons pour corriger ses défauts de caractère, et donne à chacun la fin qu’il doit avoir, avec une remarquable dextérité. Encore une fois, on trouve un homme taciturne, difficile de caractère, semblable à Mr Darcy, pour corriger l’héroïne et la mettre en garde contre ses travers. Mais dans un village où Emma est habituée à être adorée et à voir chacun s’incliner sous ses désirs, la tâche peut être plus ardue que prévue… En tout cas, j’ai beaucoup aimé Emma qui, malgré ses défauts, veut toujours faire pour le mieux et a bon cœur.
Voilà, j’espère que cet article vous aura aidé si vous voulez tester les classiques ! N’ayez pas peur des livres imposants à première vue, ce sont souvent les mieux !

3 commentaires sur “Mes cinq classiques préférés !”

    1. Je te le conseille, ce livre est vraiment super (limite encore mieux qu’Orgueil et Préjugés, Emma ne s’arrête pas à une romance, le travail de reconstitution de l’époque va beaucoup plus loin et en même temps on retrouve toutes les émotions !)

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